Je m'occupe, bouge, sort, découvre, voyage, des fois travaille.
J'occupe mon corps pour ne pas me morfondre sur mon sort.
Et des fois, oui de temps en temps il m'arrive, où plutôt il arrive, enfin pour tout dire des fois. Oui des fois... .
Quasiment tous les soirs je dors.
Mais je ne rêve jamais, même le rêve n'arrive plus à me faire rêver
Je me saoule de musique, des mélodies saccadées, des cris étranglés, de personne criant leur désespoir pour oublier le mien dans le noir, autant de musique fantastique que de paroles tristes, entraînantes alarmantes, sentiments exacerbés, guitares électrifiées. Des frissons parcourant mon corps, des tempos faisant battre mon c½ur, tout seul dans mon lit j'ai froid. Tout seul dans mon lit des fois, je pleure.
J'écoute ces mêmes musique m'attachant à des détails pour éviter de divaguer, pour éviter de trop penser. Eviter de le rencontrer, il est pourtant si prêt enfui en moi. Ne plus être avec moi-même. Je m'écarte de moi, me fixent des yeux ne sachant pas si c'est lui ou moi ou s'il est moi et moi lui. Je me fuis le plus loin possible, ne pouvant m'aimer, je n'accepterais pas votre amour il me paraît si faut, sachant ce que je vaux. Je ne peu me permettre de vous tromper. Je ne peu me permettre de vous laisser m'aimer. Je ne veux pas le laisser apparaître lui qui aime son paraître, lui qui aime sa belle geule, elles qui aiment ma belle gueule. Elle qui l'aime lui lui qui même moi, et moi qui ne m'aime pas.
Et tous les jours je suis avec lui, seul avec lui je l'ignore, il me le reproche. Me reproche de ne pas l'aimer autant que lui m'aime ou autant que lui s'aime. Sans moi il n'est rien, et pour m'avoir il sera prêt a tout. Mais je l'ignore le refoule qu'il se taise ou crêve.
Alors j'écris, écoute de la musique fait de la musique, je m'y permets à divaguer autant qu'il me plait, pour un moment de paix. Redevient sérieux dés qu'il pourrait reprendre le dessus sur mon être abattu.